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    Tchaïkovsky


11 mai 2019 > De 20h30 à 21h30 > L'Escale - Tournefeuille (31)

12 mai 2019 > De 11h00 à 12h00 > L'Escale - Tournefeuille (31)

Violon, Gilles Colliard


La Tradition versus la Modernité, les Anciens contre les Modernes ; voilà une querelle qui traverse l’histoire de la musique comme celle de la société. Rousseau qui reproche à Rameau de ne pas accueillir le nouveau style italien et de rester figé sur les figures anciennes, et voilà la Querelle des Bouffons… Beethoven le mal aimé qui s’écrit « ce n’est pas pour vous, mais pour les générations futures », plus tard encore c’est Nietzsche qui dit de la musique Mendelssohn qu’elle « regarde toujours en arrière »…Puis la querelle entre Brahms et Liszt qui veut inventer la musique du futur ! La Russie n’échappe pas à ce débat, mais il y prend une autre tournure. Il y a en Russie une forte tradition de musique populaire, mais peu de musique savante, jusqu’à Glinka (1804-1857) ! La noblesse russe parle le français, les « élites » regardent vers l’Europe. En remettant la culture russe au cœur de la musique, Glinka réveille un sentiment national fort. De nombreux compositeurs suivront cette voie, dont le célèbre « Groupe des Cinq ». Mais pas Tchaïkovsky. Il se sent pourtant russe jusqu’à la moelle des os, mais il compose dans le style ancien de l’Europe occidentale au point que certains lui en ont fait le violent reproche comme Witold Gombrowicz qui écrit « L’échec artistique de Tchaïkovsky prouve qu’en art on ne peut ni faire demi-tour ni descendre ; la marche arrière et la dégringolade sont interdites. Son œuvre dégage une odeur insupportable : mélange d’insignifiance et de quelque chose de dépassé, de mort, d’enseveli, puis de regonflé artificiellement ; des mélodies médiocres, déjà périmées ! » Mais l’engouement du Public russe pour le compositeur raconte une autre histoire, et la renommée de Tchaïkovsky lui vaudra des funérailles nationales ! Ce compositeur est un excellent mélodiste, et de surcroît un orchestrateur hors pair. Le Souvenir de Florence est écrit et joué lors d’un séjour du compositeur dans cette ville qu’il aime tant. Cette pièce est pour nous l’occasion de vous offrir un autre sextuor d’un compositeur danois dont vous avez apprécié les sérénades la saison passée : Niels Gade qui lui aussi écrit en respectant la tradition… n’en déplaise aux partisans du modernisme !

Piotr Ilitch Tchaïkovsky (1840-1893)
Souvenir de Florence

Niels Gade (1817-1890)
Sextet opus 44


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