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    Saint Saëns


Réservation Impossible
4 juin 2012 > De 20h30 à 22h00 > Auditorium St-Pierre-des-Cuisines - Toulouse

Réservation Impossible
5 juin 2012 > De 20h30 à 22h00 > Auditorium St-Pierre-des-Cuisines - Toulouse

Jacques Castérède (1926)
Concerto pour piano et orchestre à cordes

Robert Casadessus (1899-1972)
Cappriccio opus 49

Camille Saint-Saëns (1835-1921)
Quatuor pour violon, alto, violoncelle et piano en Si bémol majeur Opus 41

N’en déplaise à Rousseau qui pen­sait que les fran­çais ne pou­vaient avoir de musi­que et que s’ils en avait une un jour ce serait « tant pis pour eux ! », la musi­que fran­çaise tra­verse les siè­cles, et trouve dans chaque nou­veau cou­rant des talents pour s’expri­mer.
Enfant pro­dige qui se pro­duit à la salle Pleyel à l’âge de onze ans Saint-Saëns est également un com­po­si­teur pro­li­fi­que qui nous laisse douze opéras, cinq sym­pho­nies, cinq concer­tos pour piano, trois pour violon, deux pour vio­lon­celle et de nom­breu­ses œuvres de musi­que de cham­bre. La défense de la musi­que fran­çaise sera d’ailleurs l’un des com­bats de Saint-Saëns puis­que, dans ce domaine comme dans bien d’autres, les fran­çais ont une forte ten­dance à penser que l’herbe est plus verte ailleurs !
Mais que peut-on réel­le­ment repro­cher à la musi­que de ce com­po­si­teur ? La musi­que de Saint-Saëns est d’une rare élégance, toute empreinte de clas­si­cisme. Cela empê­che-t-il l’expres­sion ou l’émotion ? Nullement, et Mozart ou Haydn l’ont ample­ment démon­tré avant lui.
Alors oui, Saint-Saëns résiste à l’inno­va­tion wag­né­rienne, et refuse de s’immer­ger dans un roman­tisme faus­tien dont il n’appré­cie pas les excès. C’est d’ailleurs une carac­té­ris­ti­que cons­tante de la musi­que fran­çaise depuis la période baro­que que de ne pas se livrer aux excès, et de ne s’expri­mer qu’avec pudeur et rete­nue, Berlioz fai­sant figure de l’excep­tion qui confirme la règle.
Les concer­tos de piano de Castérède et de Casadessus pour­sui­vent cette tra­di­tion d’élégance tou­jours vivace dans ce pays ori­gi­nal à plus d’un titre, et qui est à la fois le plus latin des pays ger­ma­ni­ques et le plus ger­ma­ni­que des pays latins : le nôtre !

Timon Altwegg, piano
Après des études de musi­que en Suisse, le pia­niste Timon Altwegg a suivi les cours d’Alan Rowlands à Londres où il a obtenu, en 1990, le diplôme de soliste et le titre de Associate of the Royal College of Music. Très appré­cié
comme soliste et comme inter­prète de musi­que de cham­bre, il a fait de nom­breu­ses tour­nées aux Etats-Unis, en Amérique Latine, au Proche-Orient ainsi que dans toute l’Europe. Au prin­temps 2011, Guild Music a édité un
nou­veau CD avec des sona­tes pour violon et piano du com­po­si­teur suisse Hans Huber, inter­pré­tées par Timon Altwegg et Gilles Colliard.







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