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    REQUIEM de Gabriel Fauré


Réservation Impossible
12 juin 2017 > De 21h00 à 22h30 > Cathédrale de Auch

Gabriel FAURE (1845-1924) Messe basse pour voix de femmes et orgue
Ensemble vocal Unité

Samuel BARBER (1918-1981) Adagio pour cordes

Gabriel FAURE (1845-1924) Cantique de Jean Racine
Gabriel FAURE (1845-1924) Requiem

Orchestre de Chambre de Toulouse, direc­tion : Gilles Colliard
Ensemble vocal Unité, direc­tion : Christian Nadalet
Soprano : Clémence GARCIA
Baryton : Christian NADALET
Direction : Patrick de CHIRÉE

Festival Éclats de Voix


On oublie par­fois que l’his­toire du Requiem s’appa­rente à un véri­ta­ble feuille­ton. Tout com­mence au milieu des années 1860 alors que Fauré accom­pa­gne régu­liè­re­ment des enter­re­ments à l’orgue. Il se lasse de toute une lour­deur musi­cale impo­sée par la mort et décide en 1887 de com­po­ser un ouvrage conforme à ses vœux. « La mort est une déli­vrance heu­reuse, une aspi­ra­tion au bon­heur », dit-il pour expli­quer le carac­tère sin­gu­lier de sa messe des morts ; l’une des pre­miè­res à être écrite dans un esprit d’apai­se­ment et non pas de souf­france. Point de Dies Irae, séquence apo­ca­lyp­ti­que jusque-là indis­pen­sa­ble, rendez-vous compte ! Le Requiem de Fauré va connaî­tre trois ver­sions. Donnée pour les obsè­ques d’un parois­sien, en l’église de la Madeleine à Paris le 16 jan­vier 1888, la pre­mière pré­sente une ins­tru­men­ta­tion de cou­leur angé­li­que : on entend des cordes, une harpe, des tim­ba­les et l’orgue. Fauré lui-même dirige et, à cette occa­sion, pré­sente au public un garçon de dix ans qui chante le tou­chant solo du Pie Jesu. Il s’agit de Louis Aubert, futur com­po­si­teur et pia­niste - que l’on retrou­vera en 1911 pour la créa­tion ano­nyme des Valses nobles et sen­ti­men­ta­les de Ravel ! Le 28 jan­vier 1892, à l’église Saint-Gervais, on décou­vre une nou­velle mou­ture de l’ouvrage : Fauré a ajouté l’Offertoire et le Libera me, pour bary­ton solo. Il faudra atten­dre 1899 - et passer par des dis­cus­sions achar­nées entre Fauré et l’éditeur Julien Hamelle à propos de l’orches­tra­tion - pour enfin en arri­ver à la der­nière ver­sion, un Requiem sym­pho­ni­que. Il est d’abord pré­senté à Lille, puis Paris pour l’Exposition Universelle de 1900 ou encore Bruxelles. Les cri­ti­ques appré­cient « sa sim­pli­cité et son raf­fi­ne­ment », même si cer­tains y voient trop de « demi-tein­tes et d’ombres légè­res ». La ver­sion donnée ce soir est la pre­mière (1888) : Les voix sont accom­pa­gnées par les cordes, une harpe et un orgue. Gabriel Fauré jus­ti­fiait sa démar­che en expli­quant que Dieu est avant tout « un gigan­tes­que syno­nyme du mot Amour ».


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