Orchestre de Chambre de Toulouse - Site Officiel

  •  

    🎻 🎼SUPPORT PÉDAGOGIQUE - En écoute et téléchargement gratuit -


Texte : Renaud Gruss. Voix Gilles Colliard :

Photo Brice Devos

- Lully, Bourrée du Divertissement de Chambord

« Musique médié­vale, musi­que de la Renaissance, puis musi­que baro­que aux alen­tours de l’an 1500.
C’est ici que com­mence l’his­toire pour l’Orchestre de Chambre de Toulouse quand la famille des vio­lons vient pro­gres­si­ve­ment rem­pla­cer celles des violes… »

« Au début, le violon n’est consi­déré que comme un petit crin-crin, tout juste bon à faire danser les gens et la Danse sera bien l’une des sour­ces d’ins­pi­ra­tion des com­po­si­teurs baro­ques. Sarabande, Gavotte, Courante, Allemande, Bourrée et bien d’autres encore.
Chacune a ses pas et ses ryth­mes par­ti­cu­liers.

Ecoutons une bour­rée de Jean-Baptiste Lully, com­po­si­teur « offi­ciel » du Roi Louis XIV et qui écrira pour le Roi, lui-même très grand dan­seur, de nom­breux bal­lets…

- Locatelli, Il Pianto d’Ariana. Violon, Gilles Colliard

« Mais les com­po­si­teurs baro­ques font une décou­verte bien plus impor­tante que celle qui consiste à faire danser les gens !
Ils com­pren­nent que la musi­que est un lan­gage ! Elle peut nous parler, nous raconter des his­toi­res. Des his­toi­res tris­tes ou des his­toi­res gaies, des his­toi­res qui racontent les tour­ments des hommes, des his­toi­res qui disent leurs pas­sions, la musi­que baro­que est la musi­que des Passions.
La mytho­lo­gie grec­que nous raconte de nom­breu­ses his­toi­res sym­bo­li­ques dont celle d’Ariane, fille du roi Minos et demi sœur du Minotaure, mons­tre mi-homme mi-tau­reau.
Ariane vient de sauver Thésée du Minotaure.Elle lui a donné le fil qui lui a permis de trou­ver son chemin dans le laby­rin­the. Ils s’endor­ment tous deux sur la plage, mais quand Ariane se réveille, Thésée n’est plus là…

Ecoutez bien : Pietro Locatelli met en musi­que le ressac de la mer. Tout est encore calme malgré le bruit des vagues puis, quand Ariane se réveille, elle pani­que, et court en tous sens à la recher­che de Thésée, quand elle com­prend qu’il est parti, elle pleure… »

- Telemann : Don Quichotte " L’attaque des moulins à vent"

« Telemann de son côté nous raconte l’his­toire de Don Quichotte, le célè­bre héros du roman de Cervantès… voici com­ment Don Quichotte atta­que les mou­lins à vent, les pre­nants pour des enne­mis ter­ri­fiants… »

- Telemann : Don Quichotte , les soupirs

« Ecoutons Don Quichotte sou­pi­rer auprès de la Princesse Dulcinée… »

- Vivaldi : 1er mouvement du Printemps. Violon, Gilles Colliard

« Quant à Vivaldi, il nous décrit le cycle des sai­sons en quatre concer­tos aujourd’hui très célè­bres. Le Printemps arrive, et les vil­la­geois fêtent son arri­vée. On entend chan­ter les oiseaux… »

- Mozart : Divertimento Kv 136 1er mouvement

« Pourquoi le goût change-t-il au milieu du 18ème siècle ? C’est dif­fi­cile à dire. Les Passions baro­ques sont pas­sées de mode et les phi­lo­so­phes met­tent en avant la Raison qui doit selon eux doré­na­vant ins­pi­rer les Hommes le XVIIIème siècle est le siècle des Lumières. En musi­que aussi il fau­drait « rai­son­ner » mieux, c’est-à-dire oppo­ser un peu d’ordre et d’élégance à toute l’exu­bé­rance baro­que qui a pré­cédé… … écoutons Mozart. »

- Mozart : Adagio de la sérénade viennoise n°1

« Mozart….Wolfgang Amadeus Mozart
C’est un enfant pro­dige à 8 ans il a déjà écrit une sym­pho­nie étonnante de matu­rité. Son père, Léopold Mozart, l’emmène faire le tour de toutes les Cours d’Europe, et par­tout l’enfant pro­dige étonne et séduit. Mais cela ne durera pas. Mozart est un com­po­si­teur qui dérange !
Il ne se contente pas d’écrire des musi­ques élégantes. C’est un être tour­menté qui mène une vie dis­so­lue. Toute sa musi­que décrit ses déchi­re­ments inti­mes. »

- Schubert : Menuet

« Si Schubert à raison et si le roman­tisme est bien l’expres­sion des sen­ti­ments du coeur du com­po­si­teur, alors il y a en musi­que autant de roman­tis­mes dif­fé­rents qu’il y a de com­po­si­teurs. Il faut faire un choix et nous par­tons en Europe Centrale pour une danse Hongroise sous la plume d’un com­po­si­teur alle­mand, Johannes Brahms !!

- Brahms : Danse Hongroise n°5 (Argt et violon, Gilles Colliard)

« Notre his­toire se ter­mine avec cette danse de Brahms mais la musi­que conti­nue. Musique moderne, puis musi­que contem­po­raine, il fau­drait des mil­liers d’heures pour tout raconter.

Que pou­vons nous rete­nir ?

- Que la musi­que baro­que est la musi­que des pas­sions, des affects de l’âme humaine et qu’elle s’étend sur près de 200 années de 1550 à 1750.
- Que la musi­que clas­si­que qui lui suc­cède ne se déve­loppe que sur une petite cin­quan­taine d’années, de 1750 à 1800 envi­ron et qu’elle est tout de suite rem­pla­cée par la musi­que roman­ti­que qui va cou­vrir tout le 19ème siècle et le début du 20ème.

Stravinsky, au XXème siècle, pré­ten­dait que la musi­que est une esthé­ti­que pure et qu’elle ne peut rien expri­mer du tout !

Laissons un com­po­si­teur baro­que lui répon­dre… Jean Sébastien Bach… »


A L'AFFICHE
L'ACTUALITÉ

Précédent

L'AGENDA DES CONCERTS




Conception, réalisation
kayaweb.fr