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    Mozart, le « père » et le « fils »


Réservation Impossible
2 octobre 2011 > De 15h00 à 16h30 > Montgaillard Lauragais - Salle des fêtes

W. A. Mozart (1756-1791)
Divertimento KV 136 en Ré majeur
Léopold Mozart (1719-1787)
Symphonie des jouets
W. A. Mozart (1756-1791)
Sechs "Landlerische" KV 606
W.A. Mozart (1756-1791)
Symphonie n° 36 « Linz »

Concert conven­tionné par le Conseil Général de la Haute Garonne.


Il faut lire la cor­res­pon­dance de Wolfgang Amadeus Mozart avec son père Léopold pour cerner les liens com­plexes qui unis­sent les deux hommes.
Léopold Mozart est un excel­lent com­po­si­teur, mais sur­tout un immense péda­go­gue. Sa méthode de violon fera auto­rité pen­dant pres­que deux siè­cles ! Ce talent pour l’ensei­gne­ment, Léopold pourra d’abord l’exer­cer en famille, avec la soeur aînée de Wolfgang, Maria Anna sur­nom­mée « Nannerl ».
Presque aussi douée que son frère, elle ne fera pas, condi­tion des femmes oblige, une grande car­rière, mais c’est grâce aux leçons qu’elle don­nera que Wolfgang, son père et sa mère pour­ront entre­pren­dre de nom­breux voya­ges des­ti­nés à faire connaî­tre l’immense talent de l’enfant pro­dige.
Car c’est là le pre­mier mérite de Léopold : avoir vu tout de suite le génie chez l’enfant, et l’avoir laissé s’épanouir. Pouvons-nous juger
aujourd’hui les récri­mi­na­tions dont Léopold abreuve Wolfgang ?
Il l’incite à la pru­dence, dans un monde où les musi­ciens aussi géniaux soient-ils ne sont que les ser­vi­teurs d’un prince ou d’un autre. Il l’exhorte à trou­ver de l’argent, à une époque où, pour créer une oeuvre qui ne soit pas une com­mande d’un puis­sant, il faut ouvrir une sous­crip­tion.
Il refuse de faire publier cer­tai­nes sym­pho­nies… les trou­vant indi­gnes du génie de son fils. Mais il est bien le pre­mier de ses admi­ra­teurs, et s’il lui demande par­fois de bien vou­loir com­po­ser dans le style galant et aima­ble qui plaît tant à l’arche­vê­que Colloredo, ce n’est que pour gagner l’argent et la tran­quillité néces­sai­res à l’indé­pen­dance ! Alors oui, il y a plu­sieurs Wolfgang Amadeus !
Le Mozart élégant du diver­ti­mento 136, le Mozart rus­ti­que des « Sechs Ländlerische » qui s’amuse à uti­li­ser des thèmes folk­lo­ri­ques, et le Mozart génial et nova­teur des gran­des sym­pho­nies, dont la Symphonie Linz si admi­ra­ble­ment trans­crite par Cimadora dès le XVIIIe siècle. La musi­que de Léopold ne peut riva­li­ser bien qu’elle soit cons­truite en tout point selon les règles de l’Art, avec talent, mais sans génie.
Sa Symphonie des Jouets résonne comme un aima­ble diver­tis­se­ment dont per­sonne ne peut dire s’il a été écrit pour Wolfgang !
Mais il est amu­sant de l’ima­gi­ner ainsi


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