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  • Rencontres musicales de Noyers et du Tonnerois 

    Mozart, de Léopold à Wolfgang


Réservation Impossible
9 juillet 2011 > De 15h00 à 16h30 > Eglise Notre Dame - Noyers sur Serein (89)

Léopold Mozart, sinfonia n°3
W.A.Mozart, divertimento 136
Haydn, Sept dernières paroles du Christ, Quatuor n°81
W.A.Mozart, symphonie n°36 Prague, transcription pour cordes de Cimador

Il faut lire la cor­res­pon­dance de Wolfgang Amadeus Mozart avec son père Léopold pour cerner les liens com­plexes qui unis­sent les deux hommes. Léopold Mozart est un excel­lent com­po­si­teur, mais sur­tout un immense péda­go­gue. Sa méthode de violon fera auto­rité pen­dant pres­que deux siè­cles !

Ce talent pour l’ensei­gne­ment, Léopold pourra d’abord l’exer­cer en famille, avec la sœur aînée de Wolfgang, Maria Anna sur­nom­mée « Nannerl ». Presque aussi douée que son frère, elle ne fera pas une grande car­rière, mais c’est grâce aux leçons qu’elle don­nera que Wolfgang, son père et sa mère pour­ront entre­pren­dre de nom­breux voya­ges des­ti­nés à faire connaî­tre l’immense talent de l’enfant pro­dige. Car c’est là le pre­mier mérite de Léopold : avoir vu tout de suite le génie chez l’enfant, et l’avoir laissé s’épanouir. Pouvons-nous juger aujourd’hui les récri­mi­na­tions dont Léopold abreuve Wolfgang ? Il l’incite à la pru­dence, dans un monde où les musi­ciens aussi géniaux soient-ils ne sont que les ser­vi­teurs d’un prince ou d’un autre.

Il l’exhorte à trou­ver de l’argent, à une époque où, pour créer une oeuvre qui ne soit pas une com­mande d’un puis­sant, il faut ouvrir une sous­crip­tion. Il refuse de faire publier cer­tai­nes sym­pho­nies… les trou­vant indi­gnes du génie de son fils. Mais il est bien le pre­mier de ses admi­ra­teurs, et s’il lui demande par­fois de bien vou­loir com­po­ser dans le style galant et aima­ble qui plaît tant à l’arche­vê­que Colloredo, ce n’est que pour gagner l’argent et la tran­quillité néces­sai­res à l’indé­pen­dance !

Alors oui, il y a plu­sieurs Wolfgang Amadeus ! Le Mozart élégant du diver­ti­mento 136 et le Mozart génial et nova­teur des gran­des sym­pho­nies, dont la Symphonie n°40 si admi­ra­ble­ment trans­crite par Cimadora dès le XVIIIe siècle. La musi­que de Léopold ne peut riva­li­ser bien qu’elle soit cons­truite en tout point selon les règles de l’Art, avec talent, mais sans génie. La pré­sence d’Haydn dans ce pro­gramme ne doit pas sur­pren­dre ! Wolfgang l’appe­lait « papa Haydn » et il est bien pour lui, l’autre figure du père.


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