Orchestre de Chambre de Toulouse - Site Officiel

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    Mendelssohn


2 décembre 2019 > De 20h30 à 22h00 > L'Escale - Tournefeuille (31)

3 décembre 2019 > De 20h30 à 22h00 > L'Escale - Tournefeuille (31)

12 décembre 2019 > De 20h30 à 22h00 > Auditorium Saint-Pierre-des-Cuisines - Toulouse (31)

13 décembre 2019 > De 20h30 à 21h00 > Auditorium Saint-Pierre-des-Cuisines - Toulouse (31)

Violon et direction, Gilles Colliard

« Une musique qui regarde toujours en arrière ». Voilà le jugement très sévère de Nietzsche sur la musique de Mendelssohn. Nous oublions volontiers aujourd’hui que pendant des siècles, on a joué exclusivement de la musique « contemporaine ». Aucun moyen d’enregistrement jusqu’à la fin du XIXe siècle, pas de « numérisation » mais de nombreuses copies manuscrites puis des tirages d’imprimerie en nombre très limité… la musique « savante », celle qui justement passe par l’écrit, se renouvelle sans cesse. Elle participe et s’adapte aux goûts nouveaux qui apparaissent, et si l’on veut écouter de la musique un seul moyen : aller au concert ! Il n’y a pas de carrières distinctes entre compositeur, soliste et chef d’orchestre, et bien souvent on est les 3 à la fois. Aucun intérêt donc pour un compositeur d’exécuter en concert la musique de ses prédécesseurs. L’urgence est de faire reconnaître son propre talent, de trouver ses propres mécènes, et pour les compositeurs baroques et classiques de trouver des « maîtres » qui veulent bien d’un compositeur pour domestique afin d’avoir sous la main la personne capable d’animer en musique les fêtes que l’on veut bien donner. Quant à Mendelssohn, quel est donc son « crime » ? Avoir dirigé en public La Passion selon Saint Matthieu de J.S. Bach un siècle jour pour jour après sa première création ! Oui, le jeune Félix s’intéresse aux compositeurs du passé. Bach, Haendel, mais aussi Schubert ! Doué pour tout, ou presque, né dans une famille intellectuelle et riche, il n’a pas besoin d’un « maître », ni même d’un mécène pour composer ce qui lui plaît. Dès lors, diriger sur scène la musique des autres n’ est plus un problème. Ce qui n’est pas faux dans le jugement de Nietszche, c’est que la musique de Mendelssohn utilise de nombreux contrepoints et fugues, comme on le faisait dans les siècles précédents. Il est donc juste de dire qu’elle ne représente pas une rupture. Pour autant, le romantisme juvénile de Mendelssohn est une signature qui lui est propre. Il n’a peut-être pas la délicatesse de Schubert, ni la noirceur de Schumann. Mais son enthousiasme balaye tout sur son passage ! Commencé en 1838, le Concerto pour violon en Mi mineur ne sera achevé qu’en 1844. Gilles Colliard vous en propose ici sa propre vision.

Félix Mendelssohn (1809-1847)
Concerto pour violon en Mi mineur
(Arrangement pour cordes de Gilles Colliard)

Franz Schubert (1797-1828)
Ouverture en Do mineur

Carl Philipp E. Bach (1714-1788)
Sinfonia en La majeur H660

Johann C. F. Bach (1732-1795)
Concerto grosso en Ré mineur

Luigi Boccherini (1743-1805)
Symphonie concer­tante en Do majeur G268


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