Orchestre de Chambre de Toulouse - Site Officiel

  • Avec le Quatuor Barbaroque 

    Ludwig Van Beethoven


3 décembre 2012 > De 20h30 à 22h00 > Salle Poirel (3, rue Victor Poirel) - Nancy

Ludwig Van Beethoven (1770-1827)
* Romance n°1, opus 40 en Sol majeur
* Romance n°2, opus 50 en Fa majeur
* Concerto pour violon opus 61 en Ré majeur

Violon et direction : Gilles COLLIARD

Quatuor Barbaroque  :
Tympanon : Gilles Raymond , Bandonéon : Alain Territo,Orgue mécanique : Patrick Mathis, Contrebasse : Didier Capeille

« Ce n’est pas pour vous, c’est pour les géné­­ra­­tions à venir » disait Beethoven à un ins­­tru­­men­­tiste en 1806.
C’est dire s’il était convaincu de l’immen­­sité de son génie.
Déscolarisé à l’âge de 11 ans, sa pre­­mière éducation musi­­cale, reçue de son père, aurait pu le dégoû­­ter à tout jamais de la musi­­que. Mais sa force inté­­rieure, reconnue par tous ceux qui l’appro­­chent, lui permet de tracer pres­­que seul son propre chemin. À 20 ans, il n’est encore qu’un com­­po­­si­­teur débu­­tant. Rien à voir avec la pré­­co­­cité de Mozart, qu’il ren­­contrera en 1787 sans en rece­­voir ni beau­­coup de conseils, ni même d’inté­­rêt. Haydn n’en fera guère plus pour l’aider : à peine quel­­ques leçons. Il faut dire que le per­­son­­nage dérange. « Il est petit, brun, ce qu’on appelle laid » écrit de lui Bettina Brentano. Et plus loin « Pour tout ce qui regarde l’Art, aucun artiste ne peut en appro­­cher. Mais dans le reste de sa vie, il est si naïf qu’on peut faire de lui ce qu’on veut ». Il admire Goethe plus que tout, mais cette ren­­contre aussi se sol­­dera par un échec : « C’est mal­­heu­­reu­­se­­ment une per­­son­­na­­lité tout à fait déchaî­­née » dit Goethe, mais aussi, « Je n’ai encore jamais vu un artiste plus puis­­sam­­ment concen­­tré, plus énergique, plus inté­­rieur ».
Cette force créa­­trice vitale que même la sur­­dité n’affai­­blira pas est pré­­sente dans toutes ses oeu­­vres et c’est sans doute ce qui rend Beethoven si popu­­laire au-delà de toute consi­­dé­­ra­­tion musi­­co­­lo­­gi­­que. « J’ai l’impres­­sion de n’avoir encore écrit que quel­­ques notes » dit-il ache­­vant sa 9e et der­­nière sym­­pho­­nie ! Certitude d’être un créa­­teur, cer­­ti­­tude de n’être pas com­­pris, ou alors par les géné­­ra­­tions à venir, cer­­ti­­tude d’avoir un destin, la musi­­que de Beethoven s’impose à nous comme une cer­­ti­­tude.



Le Quatuor Barbaroque

L’inté­­gra­­tion de l’orgue méca­­ni­­que à l’orches­­tre date du siècle der­­nier. En ce qui nous concerne, l’idée nous est venue nous en 1985 et ambi­­tion­­nait, dans un grand élan civi­­li­­sa­­teur, de donner ses let­­tres de noblesse à l’orgue de bar­­ba­­rie : ainsi notre orches­­tre, de baro­­que, est devenu Barbaroque. Au fil des trans­­crip­­tions, la nature naïve et l’inso­­lente vir­­tuo­­sité de l’étrange machine, nous révéla que le noble réper­­toire que nous lui des­­ti­­nions avait bel et bien des ori­­gi­­nes rotu­­riè­­res. Il n’en fal­­lait pas plus pour déci­­der Bandonéon, Tympanon et autre Contrebasse à rejoin­­dre l’intrus…


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