Orchestre de Chambre de Toulouse - Site Officiel

  • Mozart, Fragments d’une vie à ses lettres et sa musique 

    Les nuits Euphoriques


18 juin 2010 > De 20h30 à 21h30 > Cour de la Mairie de Tournefeuille

Léopold MOZART, Symphonie en Sol
W.A. MOZART, Petite Musique de Nuit
W.A. MOZART, Divertimento 136
W.A. MOZART, Divertimento 137
W.A. MOZART, Divertimento 138
W.A. MOZART, Sechs Ländler
W.A. MOZART, Sérénade n°1- Adagio
W.A. MOZART, Adagio et Fugue ( Hommage à JS Bach)
J. HAYDN, Les 7 dernières paroles du Christ, Quartett n°77, Amen dico tibi :hodie mecum eris in paradiso.
W.A. MOZART : Symphonie N°40 (version Cimador) (1er mouvement)


récitant, Bruno Marchand

Toutes les paro­les du spec­ta­cle sont issues de la cor­res­pon­dance de Wolfgang Amadeus Mozart adres­sée à son père Léopold, sa sœur Marianne et sa femme Constance .
L’intri­gue est racontée d’après les des­crip­tions que firent de lui ses amis et confi­dents Nissen et Nientschek.

Les célé­bra­tions « anni­ver­sai­res » pour la nais­sance ou la dis­pa­ri­tion des com­po­si­teurs sont tou­jours des temps forts qui don­nent l’occa­sion de se pen­cher sur des aspects mal connus de leur per­son­na­lité.
C’est le parti qu’a pris l’Orchestre de Chambre de Toulouse en don­nant à enten­dre les let­tres de Mozart qui éclairent sa musi­que d’un jour très dif­fé­rent.
« Il y a telle petite phrase de Mozart que je n’aime­rais pas ren­contrer la nuit au fond d’un bois » écrira le com­po­si­teur Reynaldo Hahn, et il faut bien s’en convain­cre, Wolfgang Amadeus Mozart n’est pas le com­po­si­teur galant et tou­jours aima­ble qu’on ima­gine. Sa vie, comme sa musi­que,témoi­gnent des dif­fi­cultés de son exis­tence, du trou­ble qui le tient lorsqu’il se sent enfermé à Salzbourg…
Bruno Marchand
« À Salzbourg, je ne sais pas qui je suis, je suis tout, et aussi par­fois rien du tout »…
L’humi­lia­tion : « Ceux qui ne savaient rien de moi m’ont regardé d’une façon tota­le­ment risi­ble »
La fierté : « Si vous vou­liez bien écrire au prince Zeil, j’en serais très heu­reux. Mais sur­tout pas ram­pant ! Je ne puis souf­frir cela ! »
L’ennui : « Je vous jure sur mon hon­neur que je ne peux souf­frir ni Salzbourg ni ses habi­tants – leur lan­gage, leurs maniè­res de vivre me sont insup­por­ta­bles ».
…et bien d’autres sen­ti­ments encore dont vous pour­rez enten­dre l’expres­sion lit­té­raire et la tra­duc­tion musi­cale.
Si l’enfant pro­dige émerveille toutes les cours d’Europe, il n’en va déjà plus de même du jeune homme de 17 ans qui se retrouve enfermé à Salzbourg.
Le prince arche­vê­que, Hieronimus Colloredo, enti­ché de musi­que ita­lienne estime que les Mozart père et fils bien sont bien arro­gants et trouve que Wolfgang « …ne sait rien (et) qu’il devrait aller au Conservatoire de Naples pour y étudier la musi­que ».
Plutôt que d’accep­ter la démis­sion de son jeune Konzermeister en 1777, Colloredo pré­fé­rera le ren­voyer, nuance qui a bien sûr son impor­tance pour les emplois futurs du musi­cien.
À peine 2 ans plus tard, c’est la tête basse que Mozart retourne chez son ancien employeur qui daigne le réem­bau­cher pour les mêmes char­ges.
Ambiance...que Mozart résume de cette manière : « Si je joue ou si l’on exé­cute quel­que chose de ma com­po­si­tion, c’est exac­te­ment comme si la table et les chai­ses étaient mes seuls audi­teurs »
La libé­ra­tion n’inter­vien­dra qu’en 1781, lors­que le maître des cui­si­nes, le comte Arco, le jet­tera dehors en lui bot­tant le cul !
Il faut dire que Colloredo l’avait déjà traité de gueux et de crétin…
« Aujourd’hui com­mence mon bon­heur » …écrira-t-il à son père, avant d’entre­pren­dre la conquête de Vienne où là aussi, son succès n’aura qu’un temps. Tout cela est dif­fi­ci­le­ment com­pré­hen­si­ble vu de notre époque qui una­ni­me­ment loue le génie du com­po­si­teur aux talents mul­ti­ples.
Mais Mozart est un créa­teur, pris par toutes les pas­sions de son temps, et, comme tous les créa­teurs, il dérange.
Un aspect qui nous est par­ti­cu­liè­re­ment sym­pa­thi­que : à Vienne, Mozart par­ti­cipe à la fon­da­tion du « Concert des dilet­tan­tes » qui se pro­pose de porter la meilleure musi­que sur les places de la ville afin de sortir du cadre res­treint d’une élite pri­vi­lé­giée.
Cela res­sem­ble furieu­se­ment à ce que fait 250 ans plus tard un cer­tain orches­tre de cham­bre…..ne trou­vez vous pas 


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