Le statut SCOP est régi par la loi du 19 juillet 1978.
Chaque associé compte pour une voix, quelle que soit sa part dans le capital.
Les bénéfices mis en réserves restent le patrimoine de la coopérative pour la pérenniser.
Le dirigeant de l’entreprise est élu par les salariés associés.
Lorsqu’à l’été 2004, les musiciens de l’Orchestre de Chambre de Toulouse ont décidé de refonder l’orchestre, ils se sont bien évidemment demandé quelle serait la meilleure forme juridique.
Des années 50 jusqu’à juin 2004, les musiciens étaient les salariés d’une association loi 1901. Le système fonctionnait très bien jusque dans les années 80, car à cette époque, l’association ne servait que de « chambre d’enregistrement » des décisions prises par l’ensemble de l’équipe musicale et administrative. Une centaine de concerts par an, une trésorerie positive, des bilans équilibrés, c’était le résultat de la gestion par les musiciens de leur orchestre.
Lorsque, progressivement, les présidents successifs de l’association se mirent à décider en lieu et place des musiciens, la « machine » se grippa, jusqu’à la panne totale et la liquidation judiciaire de juin 2004.
Les musiciens n’avaient pas envie de revivre cette dépendance envers des « amateurs », et bénéficiaient de surcroît d’une solide expérience. Le statut SCOP leur permettait d’être à nouveau maîtres de leur destin et particulièrement de choisir leur directeur musical, responsable de toute l’esthétique de l’orchestre.
Impliqués dans tous les détails de la vie de l’Orchestre en raison de la tradition initiée par Louis Auriacombe dès 1953, les musiciens ont trouvé dans la Société Coopérative de Production la réponse à leur désir de responsabilité.