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    Le Carnaval des Animaux


13 novembre 2015 > De 21h00 à 22h00 > Salle Eloi Castaing

Georg Philipp Telemann (1681-1767)
Suite Don Quichotte

Pietro Locatelli (1695-1764)
Symphonie funèbre

Jean-Philippe Rameau (1683-1764)
Trois concerts en Sextuors

Camille Saint-Saëns (1835-1921)
Le Carnaval des Animaux (version pour cordes de Gilles Colliard)

Renseignements au 05 62 06 18 96
Salle Eloi Castaing
Avenue Paul Valéry
32500 FLEURANCE

Le Carnaval des Animaux est une plai­san­te­rie musi­cale com­mise par Saint-Saëns en 1866 ! Lion, Poules et Coq, Hémiones, Tortues, Éléphant, Kangourous, Aquarium, Personnage à lon­gues oreilles, Fossiles ou encore… Pianistes… c’est à la visite d’un très grand zoo musi­cal que Saint-Saëns nous invite. Composée rapi­de­ment lors d’un séjour en Autriche, cette pièce malgré son immense succès n’est pas repré­sen­ta­tive de l’œuvre de l’auteur. Pendant de nom­breu­ses années après la pre­mière inter­pré­ta­tion publi­que, seul « le Cygne » sera auto­risé par le com­po­si­teur, comme s’il crai­gnait de se forger une image trop peu sérieuse.
Gilles Colliard, com­po­si­teur et direc­teur musi­cal de l’OCT, vous en pro­pose ici une ver­sion pour orches­tre à cordes qui res­ti­tue toute la malice voulue par Saint-Saëns.
La tra­di­tion baro­que de la musi­que repré­sen­ta­tive com­porte de nom­breu­ses œuvres dont la plus célè­bre aujourd’hui est « Les Quatre Saisons » d’Antonio Vivaldi. Comme cer­tains de ses pré­dé­ces­seurs, Saint-Saëns dans son Carnaval uti­lise le lan­gage musi­cal pour faire des por­traits précis, uti­li­sant son génie de « mélo­diste » pour nous évoquer l’énergie, la signa­ture en quel­que sorte, que porte en lui chaque animal. Illustrer en musi­que la démar­che et les rugis­se­ments du Lion, copier lit­té­ra­le­ment les caquè­te­ments des poules ou le brai­ment de l’Ane, faire galo­per les Hémiones, danser les Tortues sur un cancan, valser l’Eléphant, bondir les Kangourous, flot­ter les pois­sons, décrire l’âme noire que nous sup­po­sons au Coucou voleur de nid, ou encore écouter les fos­si­les faire réson­ner leurs osse­ments sur le thème de la célè­bre Danse Macabre de Saint-Saëns, tout cela pose de nom­breu­ses dif­fi­cultés magis­tra­le­ment trai­tées ici par l’har­mo­nie et la mélo­die. Reste le cas par­ti­cu­lier du Pianiste, que le com­po­si­teur lui-même pia­niste vir­tuose, s’amuse à remet­tre à sa place parmi ce grand bes­tiaire. Aujourd’hui sou­vent pré­senté comme une œuvre pour enfants, le Carnaval des Animaux est bien plus que cela : il nous pose la ques­tion fon­da­men­tale et récur­rente du sens de la musi­que. N’est-elle qu’une pure abs­trac­tion, posi­tion que pren­dra notam­ment Stravinsky, ou au contraire exprime-t-elle nos sen­ti­ments les plus pro­fonds, les plus enfouis, les plus ata­vi­ques ? Depuis la nuit des temps, l’Homme regarde le règne animal sans savoir tout à fait s’il lui appar­tient ou s’il s’en dis­tin­gue. Le regard porté par Saint-Saëns nous ren­voie à notre propre per­cep­tion de la Nature.


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