Orchestre de Chambre de Toulouse - Site Officiel

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    Galliano, Bach, Colliard


16 juin 2020 > De 20h30 à 21h00 > L'Escale - Tournefeuille (31)

17 juin 2020 > De 20h30 à 22h00 > L'Escale - Tournefeuille (31)

18 juin 2020 > De 20h30 à 22h00 > Auditorium Saint-Pierre-des-Cuisines - Toulouse (31)

19 juin 2020 > De 20h30 à 22h00 > Auditorium Saint-Pierre-des-Cuisines - Toulouse (31)

Accordéon, Gregory Daltin
Direction, Gilles Colliard


L’histoire de l’accordéon est bien compliquée et il n’est pas possible de la dire en quelques mots seulement. Il faut dire que la machine est complexe, et qu’elle comporte de très nombreuses variantes : accordéon chromatique ou diatonique bien sûr les plus courants, mais aussi de nombreux accordéons « régionaux » en Russie ou en Amérique Latine qui tous ont leurs particularités. L’accordéon que nous utilisons n’arrive à maturité que vers la fin du XIXe siècle. C’est trop tard pour que les grands compositeurs romantiques s’en emparent même si Tchaïkovski inclut de façon optionnelle quatre accordéons diatoniques dans sa Suite n°2. C’est à Paul Hindemith qu’on doit en 1921 la première pièce écrite spécifiquement pour accordéon chromatique. Il sera suivi par Chostakovitch, Prokofiev ou encore Françaix. À partir de là, l’accordéon peut prendre sa place dans « l’organologie » des instruments de musique « classique » et être enseigné dans les conservatoires. Mais il reste en grande partie un instrument populaire, celui des bals musette, du jazz manouche et des musiques folkloriques. C’est le piano à bretelles ou piano du pauvre que cite Chateaubriant dans ses Mémoires d’outre-tombe. Et si on l’ appelle « piano », c’est que cet instrument à vent et à anches possède aussi un clavier ! Nous avons donc eu le désir de vous faire découvrir les possibilités expressives de l’accordéon, avec une transcription d’un concerto de Bach pour le clavier. La musique baroque, friande du son des musettes, se prête parfaitement au jeu des sonorités de l’accordéon. Gilles Colliard lui a dédié une pièce que nous avons créée à Toulouse l’été dernier pour l’Euro Science Open Forum. Inspirée du thème des saisons, Gilles y décrit ce phénomène qui nous inquiète tous : le dérèglement climatique. Avec Opale de Galliano vous entendrez l’inspiration Jazz de l’accordéon. Richard Galliano a fait beaucoup aussi bien en tant qu’interprète que comme compositeur pour faire reconnaître son instrument à l’égal de tous les autres et Opale est l’une de ses pièces les plus réussies.

Grégory Daltin pratique l’accordéon dans des registres très variés allant de la musique baroque aux musiques dites improvisées en passant par le théâtre aux côtés d’artistes majeurs dont Denis Pascal, Vincent Beer-Demander, le quatuor Akilone, Michel Godard, les Sacqueboutiers du Capitole, Bruno Putzulu, Stéphane Labeyrie. Il est dédicataire d’oeuvres de Vladimir Cosma, Jean-Claude Petit, Paul Lay, Gilles Colliard, et très récemment de Richard Galliano…

Richard Galliano (1950)
Opale, concerto pour accor­déon

Jean Sébastien Bach (1685-1750)
Concerto BWV 1055

Gilles Colliard (1967)
Y’a plus de sai­sons


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