Orchestre de Chambre de Toulouse - Site Officiel

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    L’Orchestre



Historique

Histoire de l’OCT
En 1953, Louis Auriacombe réunit autour de lui quelques amis musiciens pour fonder l’Orchestre de Chambre de Toulouse. C’est le début d’une aventure musicale et humaine, ininterrompue à ce jour malgré bien des péripéties, qui va conduire l’orchestre sur tous les continents à la rencontre de tous les publics.

L’histoire d’une réussite éclatante, l’histoire d’hommes et de femmes qui n’ont jamais renoncé, ni à leur passion ni à leurs valeurs. L’histoire d’une « troupe » animée d’un idéal, qui a donné plus de 5000 concerts dans plus de 30 pays différents, et enregistré plus de 60 disques. Les générations de musiciens se sont succédées, le style des interprétations a évolué sans cesse, l’organisation administrative s’est modernisée, sans que jamais l’orchestre ne renonce à l’attitude existentielle de ses premiers fondateurs :

« Il n’y a pas de petit concert, il n’y a pas de petit public »

C’est par cette phrase qu’on accueille tous les nouveaux musiciens depuis la fondation de l’orchestre. Les musiciens les plus anciens d’entre nous ont été formés au pupitre par les fondateurs de l’OCT de 1953, et cette tradition que nous avons reçue de leurs mains, nous l’avons transmise à notre tour aux plus jeunes qui, nous le souhaitons, l’enrichiront de leurs propres idées et la transmettront à nouveau aux générations suivantes.

Comment firent-ils en l’absence d’ordinateurs, de fax, de téléphones portables pour organiser tant de tournées : 1967 URSS, 1968 Amérique du Sud et Pays Arabes, 1971 Japon, 1972 Allemagne, 1976 USA et Chine... !

Nous avons aujourd’hui bien du mal à l’imaginer.

Onze instrumentistes et un chef d’orchestre... pas d’administration... ils ont tout construit de leurs mains, avec leur coeur et leur énergie sans bornes.

Après la disparition de Louis Auriacombe en 1971,

c’est le violon solo, Georges Armand qui reprend la direction, et depuis ce moment l’orchestre joue comme un quatuor, le violon solo dirigeant depuis son pupitre de musicien.

L’histoire continue. Bien avant que cela ne soit à la mode, l’OCT joue pour les enfants malades dans les hôpitaux de Toulouse, dans les écoles et collèges de la région. Cela ne l’empêche pas de se produire avec les plus grands solistes, ni d’être le créateur de pièces spécialement écrites pour lui.

Espagne, USA, Canada en 1980, puis à nouveau en 1981, 1982 et 1984... les musiciens fondateurs quittent l’orchestre peu à peu, atteints par l’âge de la retraite. De nouveaux musiciens reprennent le flambeau : l’Orchestre de Chambre de Toulouse est bien l’orchestre des grandes scènes internationales et des grands festivals, mais il est aussi l’orchestre de proximité, celui qui joue jusque dans les plus petits villages ou qui monte sur scène avec des handicapés mentaux.

Depuis toujours, ce sont les musiciens qui gèrent l’orchestre. Aimée Auriacombe, épouse de Louis, s’occupe de l’administration, mais toutes les décisions importantes sont prises collégialement. Une association présidée par un ami des musiciens fondateurs sert de cadre légal pour la gestion de l’ensemble.
Allemagne en 1986, puis Espagne 1988, Augustin Dumay prend la suite de Bojidar Bratoev à la tête de l’orchestre, et les tournées se poursuivent.
Italie et Suisse 1989, Allemagne 1990...

En 1992,

Alain Moglia prend la direction musicale. Le travail s’approfondit, et à Toulouse, la saison d’abonnement connaît des records d’affluence.

Allemagne en 1994, Asie et Japon en 1995, USA Espagne et Canaries en 1996, Japon en 1999, Vietnam en 2000, les tournées s’enchaînent.


C’est Gérard Caussé qui succède à Alain Moglia de 2002 à 2004, et l’orchestre participe aux Folles Journées de Nantes et de Lisbonne.

Dès 2002, l’Orchestre a fait la connaissance de Gilles Colliard

On peut dire qu’il s’agit d’un coup de foudre réciproque. Gilles Colliard a toutes les qualités que l’Orchestre recherche : virtuose du violon, mais aussi compositeur et chef d’orchestre, il est animé du même enthousiasme que les musiciens, et comme eux ne veut négliger aucun public.

Il faudra attendre 2004, et la constitution de la Société Coopérative de Production qui remplace l’ancienne association, pour que le mariage puisse avoir lieu !
La Ville de Toulouse, le Conseil Général de la Haute-Garonne, le Conseil Régional de Midi-Pyrénées et la Direction Régionale des Affaires Culturelles soutiennent l’orchestre qui donne plus de 100 concerts par an ! L’Espagne et la Slovaquie en 2007, la Suisse, la Suède et le Japon en 2008, la Macédoine, l’Argentine, le Brésil en 2011, les Bermudes et la Nouvelle Calédonie en 2012 perpétuent l’activité internationale de l’OCT. À Toulouse et Tournefeuille, le public se presse pour la saison d’abonnement qui compte désormais 40 concerts thématiques.

Avec Gilles Colliard, un vrai projet artistique novateur est élaboré : « Le Baroque Contemporain ». L’idée est simple, mais la tâche est ardue : utiliser quotidiennement deux instruments, deux archets, deux diapasons différents. Cordes en boyaux ou en acier, archets baroques ou modernes, il faut jongler avec les techniques pour toujours mieux servir la musique : quel bonheur ! Gilles Colliard a fait depuis longtemps ce chemin et il y entraîne l’orchestre qui ne demande que ça ! Véritable spécialiste de la musique ancienne, Gilles Colliard fait de l’orchestre un authentique ensemble baroque, sans renoncer pour autant aux répertoires romantique et contemporain qui sont servis avec des instruments adaptés : « Locatelli et Amsterdam », « France baroque », « Telemann et la France », « Italie baroque », « Bach père et fils »... , autant de programmes baroques qui côtoient dans une même saison Astor Piazzolla ou Jean Françaix. Comme Janus, le dieu aux deux visages tournés l’un vers l’avenir et l’autre vers le passé, l’Orchestre de Chambre de Toulouse possède deux faces bien distinctes qu’il aime à présenter parfois au sein d’un même programme.

De Toulouse à Tokyo, en passant par Genève et Bratislava, l’aventure continue, toujours plus exigeante, chaque fois plus exaltante.

Orchestre baroque, mais aussi orchestre contemporain, l’Orchestre de Chambre de Toulouse s’appuie sur sa très longue histoire pour imaginer avec son public l’orchestre du 21ème siècle.





Dossiers de présentation de l’OCT
PDF - 9.4 Mo

Dossier Saison 19/20 (Version Français)
Orchestre de Chambre de Toulouse

PDF - 9.3 Mo

Dossier Saison 19/20 (English Version)
Toulouse Chamber Orchestra

PDF - 9.3 Mo

Dossier Saison 19/20 (Version Español)
Orquesta de Cámara de Toulouse





Une carrière internationale

- 2018 : Tournée en Espagne, Suisse

- 2017 : Italie

- 2012 : Bermudes, Nouvelle Calédonie, Espagne

- 2011 : Macédoine, Argentine, Brésil

- 2010 : Espagne

- 2008 : Suisse, Japon (10 concerts) / Suède

- 2007 : Slovaquie

- 2006 : Espagne

- 2004 : Portugal (Les Folles Journées de Lisbonne)

- 2003 : Tournée en Israël (Tel Aviv) et en Amérique du sud (Equateur, Pérou, Brésil, Uruguay, Argentine)

- 2001 : Tournée en Tunisie et en Espagne (Saragosse, Festival Cinefrancia)

- 2000 : Tournée en Allemagne et au Vietnam (inauguration de l’opéra de Hanoï, avec Dominique Baudis Maire de Toulouse)

- 1999 : 2 tournées au Japon dont la deuxième avec le World Orchestra. Tournée aux U.S.A.

- 1998 : Allemagne

- 1997 : Tournée en Espagne (18 concerts)

- 1996 : Tournée en Espagne, aux Canaries (Festival de Canaries) et aux U.S.A.

- 1995 : Tournée pays Asiatiques et Japon ( organisée par Toyota)

- 1994 : Tournée en Allemagne

- 1991 : Concert pour la Paix le 31 décembre à Dubrovnik avec Barbara Hendricks, sur la demande du 1er Ministre.

- 1990 : Tournée en Allemagne « Semaines Européennes de Passau » : trois concerts avec Augustin Dumay

- 1989 : Tournée en Italie, en Allemagne et en Suisse

- 1988 : Tournée Espagne

- 1986 : Tournée RFA et RDA (Leipzig)

- 1983-1984 : Tournée Canada, USA (Carnegie Hall), Corée, Japon (38 concerts)

- 1982 : Tournée en Espagne

- 1981 : Tournée en Allemagne, au Canada, aux USA (33 concerts) et en Espagne

- 1980 : Tournée en Espagne et en Amérique du Nord

- 1976 : Tournées dans les pays Arabes, en Chine (premier orchestre occidental à jouer Mozart après la Révolution Culturelle Chinoise) et en Espagne avec Teresa Berganza.

- de 1972 à 1976 : Tournée aux USA, en Allemagne...

- 1971 : Tournée au Japon

- 1968 : Amérique du Sud, pays Arabes (festival de Persepolis)

- 1967 : URSS (Moscou et St Peterbourg...)





Le statut SCOP

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Lorsqu’à l’été 2004, les musiciens de l’Orchestre de Chambre de Toulouse ont décidé de refonder l’orchestre, ils se sont bien évidemment demandé quelle serait la meilleure forme juridique.

Des années 50 jusqu’à juin 2004, les musiciens étaient les salariés d’une association loi 1901. Le système fonctionnait très bien jusque dans les années 80, car à cette époque, l’association ne servait que de « chambre d’enregistrement » des décisions prises par l’ensemble de l’équipe musicale et administrative.
Une centaine de concerts par an, une trésorerie positive, des bilans équilibrés, c’était le résultat de la gestion par les musiciens de leur orchestre.

Lorsque, progressivement, les présidents successifs de l’association se mirent à décider en lieu et place des musiciens, la « machine » se grippa, jusqu’à la panne totale et la liquidation judiciaire de juin 2004.

Les musiciens n’avaient pas envie de revivre cette dépendance envers des « amateurs », et bénéficiaient de surcroît d’une solide expérience.
Le statut SCOP leur permettait d’être à nouveau maîtres de leur destin et particulièrement de choisir leur directeur musical, responsable de toute l’esthétique de l’orchestre.

Impliqués dans tous les détails de la vie de l’Orchestre en raison de la tradition initiée par Louis Auriacombe dès 1953, les musiciens ont trouvé dans la Société Coopérative de Production la réponse à leur désir de responsabilité.





Discographie

Discographie de l’OCT


MOZART, Fragments d’une Vie


épuisé
Musiques et lettres de Mozart dites par le comédien Bruno Marchand, enregistré en « live » à l’auditorium de Saint Pierre des Cuisines les 6 et 7 avril 2006.


Voyage en Europe


épuisé
Musiques de Destouches, Vivaldi, JCF Bach sur instruments d’époque et de Grieg, Turina Britten et Colliard sur instruments modernes.




- Bach : Concertos pour violon.
Jean-Claude Malgloire, direction ; Marie Annick Nicolas, violon ; David Walter, hautbois. V4697
- Bizet-Daudet : L’Arlésienne.
Jean-Claude Malgloire, direction ;
Daniel Mesguish, narrateur. V4839
- Concerti Italiani : Albinoni, Bellini, Cimarosa, Marcello, Vivaldi.
Eric Aubier, trompette, PV 730064
- Corelli : Concerti Grossi Op. 1,3,9 et 11 concerto pour la nuit de noël.
PV 730049
- Françaix : sérénade BEA ; symphonie d’archets portraits d’enfants ; six préludes.
Alain Moglia violon et direction
PV 794103
- Gossec, Malecki, Françaix, Debussy, Ravel : Oeuvres pour 2 harpes et cordes, Susanna Mildonian.
Catherine Michel, harpes. ADW7337
- Haydn : Concerto pour trompette, cor et trombone.
Thierry Caens, André Cazalet et Michel Becquet. PV 730029
- Haydn : les sept dernières paroles du Christ.
Alain Moglia violon et direction
PV 798061
- Lesur, Chaynes, Landowsky.
PV 798061
- Mozart : Symphonie des jouets ; plaisanterie musicale ; Landlerishe.
PV 730057
- Mozart : Concerto pour piano "Jeune homme".
Jean Philippe Collard, direction et piano. GBArtsGB LD 1257-1258
- Mozart : Concerto pour violon
- Mozart : Fragments d’une vie à travers ses lettres et sa musique
- Schubert : Quatuor n°14 "La jeune fille et la mort".
Augustin Dumay, direction et violon. GB Arts GB LD 1234-1258
- Piazzolla : Les saisons, contemplacion y danza, deux tango, etc...
Lajos Lencses, hautbois. 10872
- Serebrier José : Symphonie N°3, Passacaglia and perpetuum mobile, Elegy for strings, Variations on a theme from chilhoof, Fantasia. -Naxos-
- Vivaldi : les quatre saisons ; Concerts pour guitare.
Alain Moglia, violon
Hugues Navez, guitare, pv 730038





💿 CD en vente / Extraits

Georg Philipp Telemann (1681-1767) - Suite Don Quixotte (Burlesque de Don Quixotte)
Georg Philipp Telemann - Concerto for Viola da Gamba in A major
Georg Philipp Telemann - Ouverture in G major ’La Bizarre’
Georg Philipp Telemann - Ovuberture in D


Anne Gaurier (viola da gamba)
Orchestre de Chambre de Toulouse
Gilles Colliard (conductor)
Recorded 28-30 August 2017, auditorium l’Escale de Tournefeuille
CALLIOPE CAL1960 1CD [64.59]


Prix du CD : 15€
Vous pouvez commander le CD par téléphone au 05 61 22 16 34
ou par E-mail : contact orchestredechambredetoulouse.fr

CONCERTI OP.10 . VIVALDI

Vincent Lucas, flûte
Orchestre de chambre de Toulouse
Gilles Colliard, direction

Concerto pour flûte n°1 RV 433 La tempesta di mare
Concerto pour flûte n°2 RV 439 La notte Concerto pour flûte n°3 RV 428 Il gardellino
Concerto pour flûte n° 4 RV 435
Concerto pour flûte n° 5 RV 436
Concerto pour flûte n° 6 RV 437


Prix du CD : 15€
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Les 7 paroles du Christ sont autant de phrases prononcées juste avant sa mort par Jésus, alors crucifié.

Tirées des 4 évangiles, elles s’ordonnent ainsi :
"Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font", en rapport avec ceux qui le condamne (Luc 23.34)
"En vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le Paradis", adressée à l’un des larrons (Luc 23.43)
"Femme, voici ton fils" puis "Voici ta mère", adressée à Marie et à Jean, son disciple (Jean 19.26-27)
"J’ai soif" prononcé pour que l’écriture (psaume 69::22) soit accomplie (Jean 19.28)
"Tout est achevé" (Jean 19,30)
"Père, entre tes mains je remets mon âme" (Luc 23.46)

Créée à Cadix, Espagne en 1786 sous forme instrumentale, l’oeuvre sera reprise l’année suivante dans une version pour quatuor à cordes puis, avec les paroles sous forme d’oratorio.


Prix du CD : 15€
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ou
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Le Carnaval des Animaux est une plaisanterie musicale commise par Saint-Saëns en 1866 ! Lion, Poules et Coq, Hémiones, Tortues, Eléphant, Kangourous, Aquarium, Personnage à longues oreilles, Fossiles, ou encore…Pianistes…c’est à la visite d’un très grand zoo musical que Saint-Saëns nous invite. Composée rapidement lors d’un séjour en Autriche, cette pièce malgré son immense succès n’est pas représentative de l’œuvre de l’auteur. Pendant de nombreuses années après la première interprétation publique, seul « le Cygne » sera autorisé par le compositeur, comme s’il craignait de se forger une image trop peu sérieuse. Gilles Colliard, compositeur et directeur musical de l’OCT, vous en propose ici une version pour orchestre à cordes qui restitue toute la malice voulue par Saint-Saëns.

La tradition baroque de la musique représentative comporte de nombreuses oeuvres dont la plus célèbre aujourd’hui est « Les Quatre Saisons » d’Antonio Vivaldi. Comme certains de ses prédécesseurs, Saint-Saëns dans son Carnaval, utilise le langage musical pour faire des portraits précis, utilisant son génie de « mélodiste » pour nous évoquer l’énergie, la signature en quelque sorte, que porte en lui chaque animal. Illustrer en musique la démarche et les rugissements du Lion, copier littéralement les caquètements des poules ou le braiement de l’Âne, faire galoper les Hémiones, danser les Tortues sur un cancan, valser l’Eléphant, bondir les Kangourous, flotter les poissons, décrire l’âme noire que nous supposons au Coucou voleur de nid, ou encore écouter les fossiles faire résonner leurs ossements sur le thème de la célèbre Danse Macabre de Saint-Saëns, tout cela pose de nombreuses difficultés magistralement traitées ici par l’harmonie et la mélodie.

Reste le cas particulier du Pianiste, que le compositeur lui-même pianiste virtuose, s’amuse à remettre à sa place parmi ce grand bestiaire. Aujourd’hui souvent présenté comme une œuvre pour enfants, le Carnaval des Animaux est bien plus que cela : il nous pose la question fondamentale et récurrente du sens de la musique. N’est-elle qu’une pure abstraction, position que prendra notamment Stravinsky, ou au contraire exprime-t-elle nos sentiments les plus profonds, les plus enfouis, les plus ataviques ? Depuis la nuit des temps, l’Homme regarde le règne animal sans savoir tout à fait s’il lui appartient ou s’il s’en distingue. Le regard porté par Saint-Saëns nous renvoie à notre propre perception de la Nature.

Cécile TOULOUSE, poète et librettiste.

Auteur de plusieurs recueils de poèmes, elle collabore depuis 2010 avec Gilles Colliard pour qui elle a écrit deux livrets d’opéra, ainsi que divers textes poétiques.

Prix du CD : 10€
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Ludwig van Beethoven (1770-1827) est à la fois le dernier des compositeurs classiques et le premier des romantiques.
Né dans une famille de musiciens, sa première éducation musicale est pourtant très morose par la faute d’un père alcoolique, et ce n’est que par la grâce de Christian Gottlob Neefe qui sera son professeur et lui enseignera « le Clavier bien tempéré » de Bach, que Beethoven pourra épanouir son talent de musicien. Dès l’âge de 13 ans, il obtient le titre de second organiste de la cour de Bonn, capitale de l’archevêque électeur de Cologne. C’est l’archiduc Maximilien Franz, prince archevêque de Cologne à partir de 1784, qui l’enverra à Vienne pour étudier avec Mozart. Mais il semble que la rencontre n’ait produit que peu d’effets sur les deux génies.
Tous les témoignages s’accordent pour souligner le caractère farouche du jeune homme et sa puissance de concentration.
Après Mozart, c’est auprès de Haydn qu’il se rendra pour apprendre la composition. Car à 20 ans, ce génie n’est qu’un compositeur débutant. Mais là encore, le comportement de Beethoven, cette fierté qui ressemble à de l’orgueil, sa certitude d’avoir raison en tout, le privent de la bienveillance du maître qui l’appelle « le Grand Mogol ». Et c’est sans l’accord de ses maîtres que Beethoven publie ses premières œuvres. Si le génie y est bien présent, elles sont d’inspiration encore classique, et c’est ce qui lui permet de se faire un début de réputation dans le milieu musical viennois.
Mais Beethoven, c’est pour nous la figure même du Romantisme. Le peintre Kloeber qui fait son portrait en 1818 écrit : « Quand sa chevelure s’agitait, il avait quelque chose d’ossianique et de démonique ». Et Beethoven lui-même s’adressant à un musicien à la fin d’une répétition : « Ce n’est pas pour vous, c’est pour les générations à venir ». Ou encore, après avoir composé sa 9ième et dernière symphonie : « J’ai l’impression de n’avoir encore écrit que quelques notes ». Notons encore ses mots, rapportés par Bettina Brentano : « Les artistes sont de feu, ils ne pleurent pas ».

Pianiste virtuose, Beethoven écrit peu d’œuvres pour violon et orchestre. Le célèbre Concerto en ré majeur est contemporain de la 4ème symphonie. C’est son unique contribution concertante au répertoire des violonistes. Certains ont vu dans les deux Romances, en Sol et en Fa, les mouvements lents de concertos à venir, mais aucun témoignage ou document ne peut confirmer l’hypothèse.

La surdité qui l’atteint dès l’âge de 26 ans contribue à l’isoler du monde. Il la rendra publique en 1806, dix ans après les premiers symptômes. Elle contribuera à sa célébrité, et Victor Hugo écrira : « Il semble qu’on voie un dieu aveugle créer des soleils. »
Il meurt à 56 ans, et l’on raconte que son dernier geste aura été de tendre le poing au ciel. Invention ou réalité, peu importe : c’est bien cette attitude que nous dit sa musique.


Prix du CD : 10€
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« Lully » vous plonge au cœur de la Danse si chère à Louis XIV et son élève Jean Ferry Rebel vous écrit une pièce qui enchaîne en un seul mouvement toutes les danses en vogue à la Cour. Le Chevalier de Saint Georges, mulâtre et fils d’esclave au destin exceptionnel, termine le CD avec un concerto d’une folle virtuosité et d’inspiration déjà classique.







Prix du CD : 10€
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L’histoire de Joseph Haydn en tant que compositeur se confond presque avec celle d’une des plus grandes familles hongroises, la famille Esterhazy, à laquelle il restera lié de son premier engagement le 1er mai 1761, jusqu’à sa propre mort en 1809, servant successivement quatre princes différents. Le second de ces princes, Nicolas, surnommé Le Magnifique, eut Haydn à son service pendant 28 riches années d’expérimentations et de créations. Dans son palais appelé Eszterhaza , le prince faisait donner jusqu’à 242 représentations par an , et Haydn y bénéficiait d’un orchestre permanent, privilège rare pour un compositeur.

Si Haydn n’est pas l’inventeur du quatuor ou de la symphonie, il en fixa les formes : « À la tête d’un orchestre, je pouvais me livrer à toutes les audaces. Coupé du monde, je n’avais personne pour m’importuner, et ne pu que devenir original ». Après la très longue période baroque, c’est bien Haydn qui est le compositeur le plus représentatif du classicisme, Mozart étant de son côté déjà comme emporté par le « Sturm und Drang » qui en Allemagne préfigure le romantisme. Les deux hommes se lient d’amitié, le plus jeune appelant « papa Haydn » celui qui est de 24 ans son aîné et dont le caractère débonnaire est apprécié de tous, et le plus âgé disant de l’autre qu’il est « le plus grand compositeur que le monde connaisse ».

Compositeur prolifique, Haydn compose 104 symphonies. Mais cela ne le détourne pas d’une importante production concertante à l’intérieur de laquelle on trouve les trois concertos pour violon de ce programme.
Les concertos en Ut et en Sol ne seront publiés qu’en 1909, preuve s’il en faut une, du peu d’intérêt que manifestèrent les siècles précédents pour la redécouverte des compositeurs et des oeuvres du passé.
Moins connu que le concerto en Ut, dont l’adagio est l’un des mouvements les plus réussis de toute la production de Haydn, le concerto en Sol s’imprègne de la tradition baroque autrichienne. Ici aussi, le mouvement lent touche au sublime.
Quant au concerto en La, il fut considéré comme perdu jusqu’en 1949, date à laquelle on le retrouva à l’abbaye de Melke en Autriche. Des trois, il est celui qui est le plus ancré dans l’esprit baroque.
Le concerto en Ut a été composé entre 1761 et 1765 pour Luigi Tomasini, premier violon de l’orchestre Esterhazy comme en atteste une note manuscrite de Haydn lui-même sur le premier catalogue qu’il dresse de ses œuvres en 1765.

Prix du CD : 10€
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ou
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Au même titre que la Grèce, l’Italie peut-être considérée comme la mère des arts. De la Renaissance à la période baroque qui est l’objet de ce CD, une véritable frénésie s’empare de la péninsule. En musique, c’est un véritable déluge de compositions pour répondre au plus vite aux goûts changeants d’un public avide de nouveauté. C’est ainsi qu’on compte 432 opéras nouveaux à Venise entre 1700 et 1743, des milliers de concertos connus, et sans doute autant d’inconnus, détruits et disparus à jamais. Pendant que la France persiste dans son amour des violes, l’Italie fait très tôt le choix du violon, et les grands luthiers comme Amati ou Stradivari sont là pour montrer à quel point la lutherie italienne participe à l’évolution rapide des styles, des genres et des formes. Elle invente la « sonata », pièce à sonner pour les cordes et les vents, la « toccata », pièce à toucher pour les claviers, la « cantata », pièce à chanter, voit naître le « concerto grosso » dans lequel deux groupes d’inégale importance dialoguent et s’opposent tout à la fois, puis le concerto, qui fait la part belle au soliste. « Dans la musique composée dans le goût italien, on laisse beaucoup à la volonté et à la capacité de celui qui la joue » (Quantz 1697-1773), et c’est pourquoi l’ornementation qui est l’art d’agrémenter la musique atteint un raffinement que ne connaissent pas les pays voisins. C’est à un voyage au cœur de cette luxuriance que l’Orchestre de Chambre de Toulouse vous invite.


Ce CD n’est plus disponible à la vente





Contacts / Plan d’accès

L’administration de l’O.C.T

©Olivier Minh

Renaud Gruss

Administrateur général.

Tél. : 06.67.68.31.94 ou 05.61.22.16.34

e-mail : rgruss orchestredechambredetoulouse.fr







Pascale Heydari

Attachée de production

Tél. : 06.65.78.27.37 ou 05.61.22.16.34

e-mail :
oct orchestredechambredetoulouse.fr




Jennifer Parde


Attachée d’administration / Billetterie

Tél. : 06.66.07.91.77 ou 05 61 22 16 34

e-mail : contact orchestredechambredetoulouse.fr





Plan / Salles de concerts

Orchestre de Chambre de Toulouse

22, allée de Barcelone

31000 Toulouse

Tél. : 05.61.22.16.34

Auditorium Louis Auriacombe - Saint-Pierre des cuisines

12, place Saint-Pierre

31000 Toulouse

Parkings : Capitole, Esquirol, Compans cafarelli, St-cyprien


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L’Escale

Place de la Mairie

31170 Tournefeuille


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Nouvelle salle de spectacles de la Ville de Balma

Place de la Libération

31130 BALMA

Hôtel Palladia

271 avenue de Grande-Bretagne

31300 TOULOUSE






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