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Le carnaval des animaux



Le Carnaval des Animaux est une plaisanterie musicale commise par Saint-Saëns en 1866 ! Lion, Poules et Coq, Hémiones, Tortues, Eléphant, Kangourous, Aquarium, Personnage à longues oreilles, Fossiles, ou encore…Pianistes…c’est à la visite d’un très grand zoo musical que Saint-Saëns nous invite. Composée rapidement lors d’un séjour en Autriche, cette pièce malgré son immense succès n’est pas représentative de l’œuvre de l’auteur. Pendant de nombreuses années après la première interprétation publique, seul « le Cygne » sera autorisé par le compositeur, comme s’il craignait de se forger une image trop peu sérieuse. Gilles Colliard, compositeur et directeur musical de l’OCT, vous en propose ici une version pour orchestre à cordes qui restitue toute la malice voulue par Saint-Saëns.
La tradition baroque de la musique représentative comporte de nombreuses oeuvres dont la plus célèbre aujourd’hui est « Les Quatre Saisons » d’Antonio Vivaldi. Comme certains de ses prédécesseurs, Saint-Saëns dans son Carnaval, utilise le langage musical pour faire des portraits précis, utilisant son génie de « mélodiste » pour nous évoquer l’énergie, la signature en quelque sorte, que porte en lui chaque animal. Illustrer en musique la démarche et les rugissements du Lion, copier littéralement les caquètements des poules ou le braiement de l’Âne, faire galoper les Hémiones, danser les Tortues sur un cancan, valser l’Eléphant, bondir les Kangourous, flotter les poissons, décrire l’âme noire que nous supposons au Coucou voleur de nid, ou encore écouter les fossiles faire résonner leurs ossements sur le thème de la célèbre Danse Macabre de Saint-Saëns, tout cela pose de nombreuses difficultés magistralement traitées ici par l’harmonie et la mélodie. Reste le cas particulier du Pianiste, que le compositeur lui-même pianiste virtuose, s’amuse à remettre à sa place parmi ce grand bestiaire. Aujourd’hui souvent présenté comme une œuvre pour enfants, le Carnaval des Animaux est bien plus que cela : il nous pose la question fondamentale et récurrente du sens de la musique. N’est-elle qu’une pure abstraction, position que prendra notamment Stravinsky, ou au contraire exprime-t-elle nos sentiments les plus profonds, les plus enfouis, les plus ataviques ? Depuis la nuit des temps, l’Homme regarde le règne animal sans savoir tout à fait s’il lui appartient ou s’il s’en distingue. Le regard porté par Saint-Saëns nous renvoie à notre propre perception de la Nature.

Cécile TOULOUSE, poète et librettiste.

Auteur de plusieurs recueils de poèmes, elle collabore depuis 2010 avec Gilles Colliard pour qui elle a écrit deux livrets d’opéra, ainsi que divers textes poétiques.

Prix du CD : 10€
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par E-mail : oct orchestredechambredetoulouse.fr




Beethoven, Concerto pour violon, romances 1&2



Ludwig van Beethoven (1770-1827) est à la fois le dernier des compositeurs classiques et le premier des romantiques. Né dans une famille de musiciens, sa première éducation musicale est pourtant très morose par la faute d’un père alcoolique, et ce n’est que par la grâce de Christian Gottlob Neefe qui sera son professeur et lui enseignera « le Clavier bien tempéré » de Bach, que Beethoven pourra épanouir son talent de musicien. Dès l’âge de 13 ans, il obtient le titre de second organiste de la cour de Bonn, capitale de l’archevêque électeur de Cologne. C’est l’archiduc Maximilien Franz, prince archevêque de Cologne à partir de 1784, qui l’enverra à Vienne pour étudier avec Mozart. Mais il semble que la rencontre n’ait produit que peu d’effets sur les deux génies. Tous les témoignages s’accordent pour souligner le caractère farouche du jeune homme et sa puissance de concentration. Après Mozart, c’est auprès de Haydn qu’il se rendra pour apprendre la composition. Car à 20 ans, ce génie n’est qu’un compositeur débutant. Mais là encore, le comportement de Beethoven, cette fierté qui ressemble à de l’orgueil, sa certitude d’avoir raison en tout, le privent de la bienveillance du maître qui l’appelle « le Grand Mogol ». Et c’est sans l’accord de ses maîtres que Beethoven publie ses premières œuvres. Si le génie y est bien présent, elles sont d’inspiration encore classique, et c’est ce qui lui permet de se faire un début de réputation dans le milieu musical viennois. Mais Beethoven, c’est pour nous la figure même du Romantisme. Le peintre Kloeber qui fait son portrait en 1818 écrit : « Quand sa chevelure s’agitait, il avait quelque chose d’ossianique et de démonique ». Et Beethoven lui-même s’adressant à un musicien à la fin d’une répétition : « Ce n’est pas pour vous, c’est pour les générations à venir ». Ou encore, après avoir composé sa 9ième et dernière symphonie : « J’ai l’impression de n’avoir encore écrit que quelques notes ». Notons encore ses mots, rapportés par Bettina Brentano : « Les artistes sont de feu, ils ne pleurent pas ».

Pianiste virtuose, Beethoven écrit peu d’œuvres pour violon et orchestre. Le célèbre Concerto en ré majeur est contemporain de la 4ème symphonie. C’est son unique contribution concertante au répertoire des violonistes. Certains ont vu dans les deux Romances, en Sol et en Fa, les mouvements lents de concertos à venir, mais aucun témoignage ou document ne peut confirmer l’hypothèse.

La surdité qui l’atteint dès l’âge de 26 ans contribue à l’isoler du monde. Il la rendra publique en 1806, dix ans après les premiers symptômes. Elle contribuera à sa célébrité, et Victor Hugo écrira : « Il semble qu’on voie un dieu aveugle créer des soleils. » Il meurt à 56 ans, et l’on raconte que son dernier geste aura été de tendre le poing au ciel. Invention ou réalité, peu importe : c’est bien cette attitude que nous dit sa musique.


Prix du CD : 10€
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Jean-Baptiste Lully & la France baroque



« Lully » vous plonge au cœur de la Danse si chère à Louis XIV et son élève Jean Ferry Rebel vous écrit une pièce qui enchaîne en un seul mouvement toutes les danses en vogue à la Cour. Le Chevalier de Saint Georges, mulâtre et fils d’esclave au destin exceptionnel, termine le CD avec un concerto d’une folle virtuosité et d’inspiration déjà classique.







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Joseph Haydn



L’histoire de Joseph Haydn en tant que compositeur se confond presque avec celle d’une des plus grandes familles hongroises, la famille Esterhazy, à laquelle il restera lié de son premier engagement le 1er mai 1761, jusqu’à sa propre mort en 1809, servant successivement quatre princes différents. Le second de ces princes, Nicolas, surnommé Le Magnifique, eut Haydn à son service pendant 28 riches années d’expérimentations et de créations. Dans son palais appelé Eszterhaza , le prince faisait donner jusqu’à 242 représentations par an , et Haydn y bénéficiait d’un orchestre permanent, privilège rare pour un compositeur.

Si Haydn n’est pas l’inventeur du quatuor ou de la symphonie, il en fixa les formes : « À la tête d’un orchestre, je pouvais me livrer à toutes les audaces. Coupé du monde, je n’avais personne pour m’importuner, et ne pu que devenir original ». Après la très longue période baroque, c’est bien Haydn qui est le compositeur le plus représentatif du classicisme, Mozart étant de son côté déjà comme emporté par le « Sturm und Drang » qui en Allemagne préfigure le romantisme. Les deux hommes se lient d’amitié, le plus jeune appelant « papa Haydn » celui qui est de 24 ans son aîné et dont le caractère débonnaire est apprécié de tous, et le plus âgé disant de l’autre qu’il est « le plus grand compositeur que le monde connaisse ».

Compositeur prolifique, Haydn compose 104 symphonies. Mais cela ne le détourne pas d’une importante production concertante à l’intérieur de laquelle on trouve les trois concertos pour violon de ce programme. Les concertos en Ut et en Sol ne seront publiés qu’en 1909, preuve s’il en faut une, du peu d’intérêt que manifestèrent les siècles précédents pour la redécouverte des compositeurs et des oeuvres du passé. Moins connu que le concerto en Ut, dont l’adagio est l’un des mouvements les plus réussis de toute la production de Haydn, le concerto en Sol s’imprègne de la tradition baroque autrichienne. Ici aussi, le mouvement lent touche au sublime. Quant au concerto en La, il fut considéré comme perdu jusqu’en 1949, date à laquelle on le retrouva à l’abbaye de Melke en Autriche. Des trois, il est celui qui est le plus ancré dans l’esprit baroque. Le concerto en Ut a été composé entre 1761 et 1765 pour Luigi Tomasini, premier violon de l’orchestre Esterhazy comme en atteste une note manuscrite de Haydn lui-même sur le premier catalogue qu’il dresse de ses œuvres en 1765.

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La Follia - Italie Baroque



Au même titre que la Grèce, l’Italie peut-être considérée comme la mère des arts. De la Renaissance à la période baroque qui est l’objet de ce CD, une véritable frénésie s’empare de la péninsule. En musique, c’est un véritable déluge de compositions pour répondre au plus vite aux goûts changeants d’un public avide de nouveauté. C’est ainsi qu’on compte 432 opéras nouveaux à Venise entre 1700 et 1743, des milliers de concertos connus, et sans doute autant d’inconnus, détruits et disparus à jamais. Pendant que la France persiste dans son amour des violes, l’Italie fait très tôt le choix du violon, et les grands luthiers comme Amati ou Stradivari sont là pour montrer à quel point la lutherie italienne participe à l’évolution rapide des styles, des genres et des formes. Elle invente la « sonata », pièce à sonner pour les cordes et les vents, la « toccata », pièce à toucher pour les claviers, la « cantata », pièce à chanter, voit naître le « concerto grosso » dans lequel deux groupes d’inégale importance dialoguent et s’opposent tout à la fois, puis le concerto, qui fait la part belle au soliste. « Dans la musique composée dans le goût italien, on laisse beaucoup à la volonté et à la capacité de celui qui la joue » (Quantz 1697-1773), et c’est pourquoi l’ornementation qui est l’art d’agrémenter la musique atteint un raffinement que ne connaissent pas les pays voisins. C’est à un voyage au cœur de cette luxuriance que l’Orchestre de Chambre de Toulouse vous invite.

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